Le gouverneur de la Banque centrale, Tarek Amer a déclaré que la mission des banques centrales africaines était de préserver la stabilité monétaire dans le continent africain. Il a affirmé que le Conseil des gouverneurs des banques centrales d’Afrique avait discuté, lors des travaux du Conseil, les moyens de traiter les flux monétaires illégaux et de relancer la coordination et l’action commune entre les banques centrales africaines.
Dans son allocution donnée devant les réunions annuelles du 41ème Conseil des gouverneurs de l’Association des banques centrales d’Afrique, qui se tiennent à Charm El-Cheikh, M. Amer a ajouté que les défis auxquels fait face l’économie mondiale exigeaient la formulation de nouveaux scénarios au profit des peuples africains. Pour la première fois, la Banque centrale d’Egypte accueille ces réunions qui sont placées sous le haut patronage du président Abdel Fattah El-Sissi. La tenue des réunions en Egypte s’inscrit dans le cadre de la consolidation des relations égypto-africaines, la multiplication des domaines de coopération commune en particulier en matière économique afin de profiter aussi bien à l’économie égyptienne qu’à celle de tous les pays africains. M. Tarek Amer a pris la présidence, pour la première fois, de l’Association des banques centrales d’Afrique pour 2018-2019. L’Association regroupe 40 banques centrales qui représentent 52 pays africains. Ladite Association a pour but de soutenir les efforts destinés à réaliser la stabilité monétaire et financière en Afrique et de promouvoir l’échange d’expertises dans les domaines monétaires et bancaires entre les banques centrales africaines.
Par ailleurs, M. Amer a révélé que le nombre des épargnants égyptiens s’était élevé à 28 millions de personnes, affirmant que les banques égyptiennes garantissent un «bon» taux d’intérêt à ces épargnants.
«Les épargnants égyptiens préfèrent les taux d’intérêt élevés sur leur argent placé dans les banques», a-t-il dit, notant que cela est dû au taux d’inflation qui s’élève actuellement à 14%.
Le gouverneur de la Banque centrale d’Egypte a tenu ces propos dans une interview accordée à la chaîne satellitaire «Extra News». Il a souligné que les hommes d’affaires demandaient qu’on abaisse les taux d’intérêt mais, a-t-il repris, cette question est liée aux indices économiques et aux études que mène la Banque centrale. «C’est cette dernière qui décide des taux d’intérêt», a-t-il noté, mettant en avant le fait que les décisions de la politique monétaire en Egypte ne sont pas prises de manière unilatérale mais grâce à un département regroupant d’experts économiques.